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DECLARATION DU PRESIDUM DU COMITE CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE

Le Parti Communiste de la Fédération de Russie suit avec inquiétude la situation en Ukraine, pays frère. Ces derniers jours la confrontation dans la rue s'est aggravée et menace de passer le Rubicond du massacre de grande ampleur. Les événements, qui ont commencé avec un meeting pacifique des soi-disant partisans de l'intégration européenne,  se transforment sous nos yeux en tentative de renversement du pouvoir légal d'un État souverain,  dans une nouvelle «la révolution orange». Une série de faits indiquent sans ambiguïté la patte des technologues politiques occidentales dans l'organisation des désordres. Ce n'est pas la première fois que ces messieurs par voie de spéculations frauduleuses provoquent un affrontement inter-ethnique.

Les peuples russes et ukrainiens ont éprouvé de nombreux malheurs ensemble, ont remporté main dans la main de nombreuses victoires au travail comme au combat. Le Parti Communiste de la Fédération de Russie appelle à ne pas céder aux provocations des extrémistes. La séparation entre nos pays ne sera un bien ni pour l'Ukraine, ni pour la Russie. Nous partageons entièrement la position exprimée dans l'annonce du Premier secrétaire du Comité Central du Parti Communiste d'Ukraine Piotr SIMONENKO : la responsabilité dans l'escalade de la violence en Ukraine repose non seulement sur le pouvoir et une soi-disant "opposition", mais aussi sur les émissaires occidentaux, tentant de jouer le rôle de marionnettistes dans un jeu politique dégueulasse.

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L'événement n'a pas rien de commun avec une révolution populaire. L'Ukraine s'est heurtée à un nouveau tour de diffusion de «la lèpre orange». Les buts réels de ses inspirateurs sont éloignés des intérêts nationaux des Ukrainiens. L'expérience d'événements semblables en Serbie, en Géorgie, au Proche-Orient en témoigne absolument : ceux que l'on appelle les zélateurs du «choix démocratique» s'intéressent en premier lieu au partage de la propriété, à la conquête des ressources naturelles et des débouchés. Une Ukraine forte ne leur est pas nécessaire. C'est pourquoi ces messieurs font tout leur possible pour enfoncer un coin entre Russes et Ukrainiens, pour ne pas admettre la construction de relations fraternelles de la Russie et l'Ukraine et l'addition des potentiels de nos États.

Le Parti Communiste de la Fédération de Russie appelle toutes les forces politiques saines de l'Ukraine à la tenue d'une discussion civilisée des problèmes qui empirent. On ne peut pas admettre des manipulations de la conscience de masse contraires aux intérêts de la majorité absolue des citoyens du pays. Le destin de l'Ukraine doit être décidé par son peuple tout entier et non par ceux qui, sans vergogne, se sont auto-attribué le droit de parler en son nom.

Moscou, le 01 décembre 2013.

 

 

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Le lendemain, 02 décembre, le président du comité central du KPRF, Guennadi ZIOUGANOV a fait la déclaration suivante à la presse :

"À cette république me lient non seulement des relations professionnelles, mais aussi des relations familiales. La moitié des membres de ma famille vit en Ukraine. Je leur parle chaque jour, et ils sont tous très inquiets parce qu'un groupe de gens à l'orientation agressive impose sa volonté aux citoyens, en conformité ni avec la loi, ni avec les normes élémentaires du respect de l'ordre public."

"L'Ukraine est déjà passé par là, elle a vu IOUCHTCHENKO avec tous ses désordres . Finalement beaucoup sont restés sans travail et sans soutien social".

"Aujourd'hui ceux qui commettent les désordres à Kiev ont déjà oublié l'intégration européenne et provoquent un déchaînement de violence non dissimulé. Nous trouvons que c'est inadmissible à tout point de vue. C'est pourquoi, en manifestant la solidarité avec l'Ukraine, notre pays frère, nous nous sommes adressés simultanément à tous les citoyens, tous les collectifs de travail, à tous les travailleurs avec un appel : tout peser au maximum et ne pas admettre que l'on renversa le pouvoir légal, mais les événements sont allés selon ce scénario, que nous  avons récemment vu en Géorgie. Cela n'apportera à personne aucuns revenus, ni aucune prospérité".

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"Cela fait 17 ans qu'il m'est permis de travailler avec le Conseil de l'Europe,  j'ai rencontré bien des fois des parlementaires d'Etats européens et je connais parfaitement la situation actuelle. L'Europe éprouve une crise extrêmement difficile, et de nouveaux débouchés commerciaux lui sont absolument nécessaires. Dans le cas présent, c'est l'immense Ukraine avec sa population de presque 50 millions. Elle est ce morceau de choix, que les européens on voudraient avaler au plus vite, en retirant toutes les barrières douanières".

"Ce document, qui a été préparé par eux, retire presque immédiatement toutes les barrières. Finalement l'industrie de transformation en Ukraine sera tout entière supprimée. Chez nous les frontières sont ouvertes, nous sommes intéressés par l'addition de nos potentiels et la création d'un marché commun. Mais en cas d'adhésion de l'Ukraine à l'accord sur l'intégration européenne les marchandises européennes, en l'occurence sous dénomination apparente ukrainienne, se jetteront sur le marché russe. Nous avons perdu déjà toute la construction de matériels agricoles. Chez nous la situation  devient extrêmement préoccupante dans les industries motrices de l'économie. C'est pourquoi la fermeture inévitable des frontières amènera pour nous et pour l'Ukraine des conséquences très difficiles".

"Je pense, qu'il est maintenant très important que chaque collectif de travail, chaque Assemblée se réunisse et examina la situation  qui s'est formée. Pour que ceux qui viendraient aujourd'hui à Kiev de diverses régions de l'Ukraine, particulièrement de l'Ouest, qui se comportent avec agressivité, n'imposraient pas aux citoyens du pays leurs règles, leurs lois et leurs représentations. Il me semble que cela va seulement accroître la séparation de la société ukrainienne et aggraver une situation déjà extrêmement tendue sans cela".