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Alors que Viktor IANOUKOVITCH signait l'accord de fin de conflit avec la délégation de l'opposition, en présence des représentants européenns et russe le soir du 21 février, que le retrait des forces de police était effectué, les événements se sont accélérés en Ukraine.

Après une nuit de folie, où le quartier gouvernemental a été pris en main par les "détachements d'autodéfense du maïdan", les milices contrôlés par les militants fascistes du "Pravy Sektor", les autobus et les trains conduisant les militaires des troupes du ministère de l'intérieur (équivalant ukrainien des gendarmes mobiles), et des policiers des détachements "Berkout" (équivalent ukrainien des CRS) de l'Est et du sud du pays se sont fait attaquer sur les barrages tenus par les militants de ces détachements. Par exemple, le détachement Berkout de Crimée a essuyé deux fois des tirs sur ses autobus sur la route du retour à Simpferopol.

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Il faut aussi remarquer que cette nuit là, les militants du Parti des régions revenant de Kiev, où ils participaient à un meeting de soutien au président IANOUKOVITCH ont été arrêtés à un barrage dans la région de Tcherkassy. Sur 200 militants, 31 ont été grièvement blessés (blessures par balles, traumas crâniens, ...). Les "combattants de la démocratie" leur ont pris leur argent, déchiré leur passeport en leur disant "Rentrez à la maison, vous n'êtes pas des citoyens ukrainiens!" et les ont forcé à chanter l'hymne ukrainien.

Le 22 février 2014, alors que Viktor IANOUKOVITCH avait refusé de démissionner, le parlement ukrainien, au mépris de la constitution, le destituait, sans respecter la procédure d'impeachment, et prenait sur elle tous les pouvoirs d'Etat. Elle décida notamment de changer le ministre de l'intérieur, de nommer des commissaires politiques parlementaires dans les ministères clefs et de ramener la constitution parlementaire de 2004.

Cette rada (le parlement ukrainien) ressemble de plus en plus au gouvernement provisoire de février 1917. En effet, elle voit son pouvoir court-circuité et contrebalancé par l'assemblée des militants "maïdan" qui prennent le contrôle des bureaux des gouverneurs, des casernes de police, mènent des opérations punitives contre les policiers des détachements "Berkout" de Kiev, qui ont été en première ligne face aux manifestants et leurs familles. D'ailleurs le gouverneur d'Astrakhan (dans le sud de la Russie) s'est dit prêt à accueillir ces fonctionnaires de police et leurs familles dans sa région et de leur donner un logement.

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En effet, la Rada siège sous la pression des milices du maïdan, qui gardent ce bâtiment. L'abrogation de la loi linguistique de 2012 qui donnaient aux régions russophones le droit d'utiliser la langue russe dans l'instructuion publique et dans les administrations est la première et, pas la dernière des concessions faites par les députés au pouvoir des soviets nationalistes du maïdan et chiffon rouge devant les yeux de la population russophone du pays.

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L'extension du pouvoir du maïdan dans l'est et le sud du pays est la volonté de ce soviet, alors que les chefs de la Rada, veulent plutôt calmer le jeu avec les gouverneurs de ces régions.

En tout cas, il est clair que tant que les milices du maïdan ne seront pas dissoutes, que les gouverneurs et les ministères ne pourront pas travailler normalement, parler d'élections est irréaliste. De plus, ce dualisme du pouvoir explique qu'aucun premier ministre n'a été nommé depuis quatre jours par la rada : personne n'est candidat pour être Kerenski, quand Ioulia TIMOCHENKO se prend pour une Lénine européiste et libérale.

 

Sources :

http://www.km.ru/v-rossii/2014/02/23/situatsiya-na-ukraine/733055-astrakhanskii-gubernator-predlozhil-ubezhishche-boi

http://www.kianews.com.ua/news/v-cherkasskoy-oblasti-ekstremisty-napali-na-krymskih-aktivistov-mogilev

http://crimea.comments.ua/news/2014/02/21/124558.html